 |
|
| |
PbO, Fe2O3, As2O5, H2O.
Minéral nouveau dans le gisement. C'est M. CHERVET qui découvrit, en 1947, sur des haldes récentes un minéral rouge carminé, accompagné d'autres espèces plombifères. En raison de sa couleur et de ses propriétés chimiques nous avons pensé à la carminite, minéral plombifère très rare. Ce diagnostic a été confirmé par une étude détaillée.
L'espèce fut d'abord décrite à la mine Luise, Horhausen, Nassau. Comme elle était très peu répandue dans le gîte, elle donna lieu à une description incomplète et une analyse quantitative amena à la formule : Pb3 As2O8 AsO4Fe. (20)
La carminite fut ensuite reconnue et imparfaitement décrite en Cornouailles et à Mont Magnet en Tasmanie (21).
Heureusement, elle fut découverte en assez grande quantité sous forme d'agrégats cristallins à la mine Ojuala, Mapimi, Durango (Mexique) et elle put être étudiée en 1936 par FOSHAG (22) dans de bonnes conditions. Cet auteur montra, par ailleurs, que le minéral appelé olivénite rouge de Tintic Utah était aussi de la carminite. A la suite de ces travaux, la carminite est une espèce bien définie.
Elle est relativement assez commune à la Garonne où je l'ai recueillie en place en 1948, mais en très petits cristaux associés à un grand nombre d'autres minéraux.
- Faciès : orthorhombique.
Cristaux ne dépassant pas 1/2 mm. de longueur et avec une épaisseur variant entre 1/30e et 5/30e de mm. Les plus développés sont polysynthétiques. Semblables à ceux de l'olivénite du type I ; les faces du dôme font entre elles un angle de 126°.
Généralement, ils se groupent en croûtes mamillaires ou en nodules finement radiés avec une surface veloutée, plus rarement en couches cryptocristallines pouvant atteindre 1 min, d'épaisseur.
- Propriétés physiques.
- Clivage parfait , cristaux peu fragiles.
- Dureté: entre 3 et 4.
- Coloration et éclat : pourpre, sang de boeuf, laque brune, (52, 61, 127, 141). Poussière orangée à jaune (173, 174).
- Fortement pléochroïque, rouge brun suivant l'allongement, brun rouge clair perpendiculairement, vert brun suivant nm. Biaxe + avec L 2 V moyen.
Biréfringence faible.
- Indices de réfraction:
Minéral de la Garonne : np = 2,05 ; nm = 2,05 ; ng = 2,07.
Carminite de Mapimi : np = 2,07 ; nm = 2 07 ; ng= 2,08.
- Densité: prise sur 41 mgs. : 4,32.
- Propriétés chimiques. Analyse qualitative : As2O5, PbO, Fe2O3, H2O, traces de FeO et CaO.
Le minéral se dissout lentement à froid dans HCl, plus facilement à chaud. Il est signalé par SANDBERGER comme soluble dans NO3H. Or, les spécimens de la Garonne, de Tintic, de Mapimi et de Horhausen sont insolubles dans l'acide nitrique bouillant.
Donne de l'eau et noircit au tube fermé.
Analyse quantitative : n'a pu être faite complèlement, le minéral étant le plus souvent intimement mélangé avec la beudantite, seul le dosage de PbO fut fait sur 83 mgs de produit trié. On trouve 36,3 % de PbO, ce qui correspond bien avec le résultat de l'analyse donnée par FOSHAG.
I° : Analyse carminite de Mapimi (22).
II° : Composition théorique pour PbO Fe2O3 As2O3 H2O.
|
|
I |
II |
|
PbO |
37,30 |
35,38 |
|
CaO |
0,44 |
- |
|
MgO |
0,06 |
- |
|
FeO |
0,21 |
- |
|
Fe2O3 |
23,41 |
25,33 |
|
Al2O3 |
0,96 |
- |
|
Al2O5 |
33,98 |
36,44 |
|
H2O + |
2,9 |
2,85 |
|
H2O - |
0,10 |
- |
|
ins |
0,58 |
- |
|
|
|
|
|
|
99,94 |
100,0 |
- Rayons X.
Comparaison entre les spectres de poudre de la carminite du Cap Garonne, de Mapimi et de Tintic : identité des spécimens.
TABLEAU 4
|
DÉPOUILLEMENT DES DIAGRAMMES DE POUDRE.
(Rayonnement filtré Cu Ka.)
|
|
|
CARMINITE
MAPIMI
|
CARMINITE
CAP GARONNE
|
CARMINITE
TINTIC
|
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
|
6,01
|
m
|
6,01
|
m
|
6,01
|
m
|
|
4,60
|
>m
|
4,59
|
>m
|
4,57
|
>m
|
|
4,47
|
f
|
4,52
|
ff
|
-
|
.
|
|
4,16
|
m
|
4,18
|
m
|
4,18
|
m
|
|
3,51
|
F
|
3,52
|
F
|
3,51
|
>m
|
|
3,32
|
ff
|
3,31
|
ff
|
-
|
.
|
|
3,23
|
FF
|
3,24
|
FF
|
3,23
|
FF
|
|
3,06
|
m
|
3,07
|
m
|
3,06
|
m
|
|
3,03
|
m
|
3,04
|
m
|
3,04
|
m
|
|
2,94
|
F
|
2,96
|
F
|
2,95
|
F
|
|
2,81
|
m
|
2,81
|
m
|
2,81
|
mm<
|
|
2,72
|
>m
|
2,73
|
>m
|
2,73
|
m<
|
|
2,54
|
FF
|
2,55
|
FF
|
2,55
|
FF
|
|
-
|
.
|
2,46
|
f
|
-
|
.
|
|
2,44
|
>m
|
2,45
|
f
|
2,44
|
f
|
|
-
|
.
|
2,32
|
ff
|
-
|
.
|
|
-
|
.
|
2,31
|
ff
|
2,30
|
ff
|
|
2,29
|
m
|
-
|
.
|
2,29
|
ff
|
|
2,15
|
f
|
-
|
.
|
2,16
|
ff
|
|
2,07
|
f
|
-a
|
.
|
2,07
|
ff
|
|
1,99
|
f
|
-
|
.
|
1,99
|
ff
|
|
1,90
|
m
|
1,91
|
m
|
1,91
|
m
|
|
1,80
|
F
|
1,81
|
>m
|
1,80
|
m
|
|
1,71
|
>m
|
1,73
|
.
|
1,72
|
m<
|
|
1,68
|
m
|
1,68
|
.
|
1,69
|
ff
|
|
-
|
.
|
-
|
.
|
1,67
|
f
|
|
1,64
|
m
|
-
|
.
|
-
|
.
|
|
1,61
|
m
|
1,61
|
f
|
1,61
|
f
|
|
1,54
|
m<
|
.
|
.
|
.
|
.
|
|
1,51
|
m
|
.
|
.
|
.
|
.
|
|
- Gisements et associations.
Observée en place au point F, sur les parois des fissures du poudingue à cérusite, elle existe aussi au point G mais elle est plus rare. Les beaux échantillons montrent des croûtes cristallines qui sont associées à la beudantite et recouvertes d'une fine couche d'anglésite ; parfois, de petites géodes dans la beudantite massive renferment des cristaux de magnifique couleur.
Elle est accompagnée d'un grand nombre de minéraux ; postérieure à la beudantite, cérusite, pharmacosidérite et mansfieldite ; antérieure à l'anglésite, l'arséniate hydraté de plomb et de cuivre, malachite, mimétite, lampadite.
C'est le seul gisement français de carminite.
Cu18 Al2 (SO4)3 (AsO4)4 (OH)27, 36 H2O.
Des spécimens remarquables de ce rare minéral furent trouvés assez abondamment dans cette mine vers le début de l'exploitation. Il est maintenant très difficile d'en rencontrer dans le gisement. Je l'ai étudié sur des échantillons qui m'ont été obligeamment communiqués par le Muséum d'Histoire Naturelle et l'École des Mines.
- Faciès : rhomboédrique.
Trois types peuvent être distingués dans le gisement :
I° : Lames hexagonales aplaties, souvent associées à axes parallèles, et imbriquées les unes dans les autres. Ces groupes atteignent 1 cm. de largeur, les faces cristallines sont peu réfléchissantes. LACROIX cite les faces a1et p (18) ;
II° : Cristaux isolés de 3 mm. au plus. Les faces sont p et a1. Cette face comporte trois systèmes de stries dessinant des triangles ;
III° : Plus rarement, en croûtes cristallines, sans formes définies ; sous cet aspect, le minéral rappelle la tyrolite ce qui rend son diagnostic immédiat difficile.
- Propriétés physiques.
- Clivage parfait suivant a1, très facile à produire, véritable clivage micacé.
- Dureté : très tendre, 2 environ.
- Coloration et éclat : vert lumière à vert de gris (417, 419, 437, 441). Transparent, en lames minces, translucide.
Poussière : vert de Prusse (425)
Éclat fortement nacré sur la face a1, vitreux sur la face p
- Propriétés optiques :
Uniaxe négatif. Faible pléochroïsme.
Indices de réfraction : ne=1,621 , no= 1,558.
- Densité :
sur chalcophyllite type I, vert foncé, produit analyse. Prise 60 mgs, d = 2,73.
sur chalcophyllite type I, vert pâle. Prise 52 mgs, d=2,75.
- Propriétés chimiques.
- Analyse qualitative sur type I :
- Analyse quantitative : faite sur 180 mgs de matière, du type I, le SO3 est dosé sur une prise séparée de 72 mgs.
Suivre la même méthode que pour la lettsomite.
I° : Analyse chalcophyllite de la Garonne.
II° : Analyse chalcophyllite du Cornwall.
Mon analyse conduit à la formule (SO4)3Al2, 2 (AsO4)2, Cu3, 16 Cu (OH)2, 26 H2O, alors que SHANNON propose : (SO4)3Al2, Cu18 (AsO4)4, (OH)27, 36 H2O (19).
Mais il est possible que la matière qui m'a servi pour l'analyse soit déshydratée, ce qui arrive fréquemment pour les spécimens de cette espèce.
-
|
|
I |
II |
|
SO3 |
6,2 |
6,67 |
|
CuO |
52,1 |
46,54 |
|
As2O5 |
15,6 |
13,23 |
|
CaO |
traces |
- |
|
Fe2O3 |
0,3 |
- |
|
Al2O3 |
2,7 |
3,49 |
|
P2O5 |
- |
0,67 |
|
H2O |
(22,7) |
à moins de 110 °, 14,04
à plus de 110°, 14,40 |
|
SiO2 |
0,2 |
1,33 |
|
|
|
|
|
|
100,0 |
100,37 |
- Gisements et associations.
Je n'ai trouvé le minéral en place qu'au point F. En ce qui concerne les anciens spécimens, l'aspect de la gangue fait supposer qu'ils proviennent du point D.
Le minéral se trouve dans les fissures du poudingue cuprifère. Il recouvre la barytine, beudantite, lettsomite et mimétite blanche. Il est antérieur à la tyrolite.
C'est le seul gisement français de cette espèce.

CO3Pb.
Non signalée dans le gisement où elle est assez répandue.
- Faciès: Orthorhombique.
Taille variant entre 1 mm. et 2 cm. Je distinguerai deux types cristallins :
I° : Cristaux limpides isodiamétraux, petits : 2 à 3 mm. avec les faces p (001), b2(114), b½(111), g1 (010). Ce type est rare dans le gisement.
II° : Cristaux allongés suivant p et g1, aplatis suivant g1. Ces cristaux communs dans le gîte sont de grande taille, mais peu réfléchissants. Fréquemment maclés, suivant m, ils présentent les faces :
m (110), g1 (010), g2 (310), e½(021).
La cérusite peut aussi se présenter sous forme de croûtes cristallines sans faces déterminables et même servir de ciment au poudingue.
- Propriétés physiques.
- Clivage net (110), cristaux fragiles.
- Dureté : 3.
- Coloration et éclat : incolore, blanche, parfois légèrement teintée par de l'argile rouge, les cristaux du type I sont parfaitement limpides, ceux du type II varient de translucides à opaques.
- Indices de réfraction : np = 1,80, nm = 2,07, ng= 2,08.
- Densité : 6,52 pour les cristaux du type I.
- Propriétés chimiques.
Analyse qualitative : les cristaux limpides ne contiennent que CO2 et PbO, parfois des traces de CaO, dans les cristaux colorés.
- Gisements et associations.
Je l'ai trouvée aux points A et F. Le point A fournissant les plus beaux cristaux.
Au point F, la cérusite recouvre avec d'autres minéraux de plomb le poudingue à petit grain. Intrigué par la densité apparente très élevée de cette roche, j'ai effectué une étude rapide qui m'a montré qu'elle était cimentée par de la cérusite. On retrouve ce même poudingue à cérusite au point A. La teneur en CO3Pb de cette roche varie entre 13 et 35 % pour A et 22 et 47 % pour F.
Le banc de poudingue à cérusite qui a été partiellement enlevé pour laisser la place d'un hangar, devait avoir une puissance de 0,6 à 1 mètre, une longueur de 10 mètres et une largeur de 3 mètres. Il en reste encore une partie importante.
Ces poudingues à ciment de cérusite peuvent être rapprochés des grès à cérusite du Commern (Eiffel). Ils n'ont jamais été signalés en France.
La cérusite est postérieure à la barytine, beudantite, duftite, malachite et mimétite et antérieure à la carminite, dundasite, lampadite.
AsO4Pb, (CuZn), (OH)2.
Espèce non signalée au Cap Garonne qui est le second gisement connu de duftite. Ce minéral, très rare, fut décrit pour la première fois par PUFAHL en 1920 (23), sur des échantillons venant de Tsumeb-Otavi, Sud-Ouest africain.
Les échantillons de mimétite que j'avais recueillis en place au point A étaient souvent recouverts d'un enduit vert, finement cristallisé ; une analyse rapide m'ayant montré la présence du cuivre, du plomb et de l'arsenic, j'ai pensé à la duftite, le seul arséniate de cuivre et de plomb cristallisé. L'étude que j'en ai faite a confirmé cette hypothèse.
- Faciès : orthorhombique.
Type I : généralement le minéral se trouve en paramorphose de la mimétite.
Type II : plus rarement, en cristaux isolés sur mimétite très altérée.
Type III : exceptionnellement sur le poudingue à proximité de minéraux de plomb.
Les cristaux sont toujours de petite taille. Ceux du type I atteignent 1/2 mm. de longueur, faces courbes et mates, formes octaédriques très aplaties ; les cristaux des types II et III atteignent au plus 3/10 de mm., les faces sont peu réfléchissantes, sauf pour les très petits individus. Leur aspect est semblable à la cuproadamite ; souvent, ils forment des croûtes atteignant 1 mm. d'épaisseur. La couleur, très variable, rend difficile la reconnaissance sur le terrain.
- Propriétés physiques.
- Cassure avec éclat plombeux, conchoïdale, pas de clivage.
- Dureté : 4,5.
- Coloration et éclat : type I, jaune à vert olive (294, 305, 326, 327). Pour les deux autres types, la couleur varie du vert olive clair au vert noir (306).
- Poussière du vert blanc clair au vert jaune.
- Les cristaux du type I ne sont translucides qu'en très fines esquilles, les quelques propriétés optiques déterminées le furent sur les cristaux du type II qui ont une couleur vert foncé, rendant difficiles les déterminations.
- Éclat terne pour les types I et brillant pour les types II et III.
- Propriétés optiques :
Biaxe négatif, pléochroïsme vert à vert noir.
L'angle 2V est large.
Indices de réfraction : np= 2,04 ; nm= 2,08 ; ng= 2,10.
Les indices de la duftite du Tsumeb sont de :
np = 2,03 ; nm = 2,06 ; ng =2,08.
- Densité : type I, prise 45 mgs = 6,22 (mélangé avec mimétite comme le montre le spectre de poudre). Type III, prise de 48 mgs = 6,12.
Analyse qualitative : Type II : PbO, As2O5, CuO, ZnO, Fe2O3, CaO, H2O, traces de Cl.
Les cristaux fondent facilement au chalumeau et donnent de l'eau dans le tube fermé.
Analyse quantitative :
sur des échantillons du type III ne risquant pas d'être contaminés par la mimétite.
Analyse effectuée sur 378 mgs. Dosage séparé de l'eau sur 108 mgs. La méthode d'analyse est la même que pour la mimétite si l'on excepte le passage à l'hydrogène sulfuré que j'ai effectué comme pour l'olivénite.
|
|
Résultats
|
Résultats calculés
après déduction
des impuretés. |
|
PbO |
50,5 |
51,95 |
|
CuO |
16,4 |
16,87 |
|
ZnO |
0,6 |
0,63 |
|
H2O + |
4,3 |
4,47 |
|
H2O - |
0,9 |
.
|
|
As2O3 |
25,4 |
26,08 |
|
Fe2O3 |
0,8 |
.
|
|
Al2O3 |
0,1 |
.
|
|
CaO |
0,1 |
.
|
|
|
|
|
|
|
99,1 |
100,00 |
|
|
Rapport moléculaire
|
Rapport atomique
|
|
PbO |
0,233
|
0,233
|
|
CuO |
0,212
|
0,219
|
|
ZnO |
0,007
|
.
|
|
As2O5 |
0,113
|
0,226
|
|
H2O |
0,247
|
|
d'où la formule : AsO4Pb (CuZn) (OH)2.
D'après les travaux de W. E. RICHMOND (24), la duftite fait partie de la série de l'olivénite et devrait donc avoir la formule : AsO4PbCu (OH). Je n'ai pu effectuer une analyse du produit du Tsumeb, ne disposant pas d'une quantité suffisante.
- Rayons X.
Comparaison entre les spectres de poudre de la duftite du Cap Garonne, type III, avec la duftite du Tsumeb : identité des spécimens.
-
TABLEAU 5
|
DÉPOUILLEMENT DES DIAGRAMMES DE POUDRE.
(Rayonnement filtré Cu Ka.)
|
|
|
DUFTITE
CAP GARONNE
|
DUFTITE
TSUMEB
|
DUFTITE
CAP GARONNE
|
DUFTITE
TSUMEB
|
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
|
5,02
|
m
|
5,02
|
m
|
-
|
.
|
2,25
|
ff
|
|
4,62
|
m<
|
4,61
|
f
|
-
|
.
|
2,21
|
ff
|
|
4,22
|
>m
|
4,22
|
>m
|
2,11
|
f
|
2,11
|
f
|
|
3,96
|
ff
|
3,93
|
f
|
2,07
|
f
|
2,05
|
m<
|
|
3,60
|
ff
|
3,57
|
f
|
1,94
|
ff
|
1,94
|
ff
|
|
3,26
|
FF
|
3,26
|
FF
|
1,88
|
m<
|
1,88
|
m
|
|
3,00
|
>m
|
3,00
|
>m
|
1,79
|
f
|
1,79
|
f
|
|
2,85
|
F
|
2,85
|
F
|
-
|
.
|
1,78
|
ff
|
|
2,67
|
F
|
2,67
|
F
|
1,72
|
ff
|
1,72
|
ff
|
|
2,58
|
>m
|
2,57
|
>m
|
1,65
|
m
|
1,65
|
>m
|
|
2,51
|
f
|
2,52
|
f
|
1,63
|
f
|
1,63
|
m
|
|
2,39
|
ff
|
2,38
|
ff
|
1,54
|
m<
|
1,54
|
m<
|
|
2,30
|
m
|
2,29
|
m
|
1,50
|
f
|
1,50
|
m<
|
|
- Gisements et associations.
Le type I se trouve en assez grande quantité au point A, à la surface des cristaux de mimétite, un échantillon du type III fut trouvé au point F, et les autres sur les haldes Nord-Ouest de la mine. La gangue est très variable.
Associée à de nombreux minéraux, la duftite est postérieure à la barytine, arséniate de plomb et cuivre, beudantite, lampadite, mimétite et antérieure à la cérusite, adamite cuprifère, azurite, malachite.
Les échantillons d'adamite cuprifère vert foncé qui se trouvent dans les collections, peuvent être, en réalité, de la duftite, facilement confondue avec cette espèce.
Pb (AlO)2 (CO3)2, 4 H2O.
Ce minéral plombifère très rare n'avait pas été signalé dans le gisement. Il n'est connu qu'en Tasmanie et en Grande-Bretagne. Je l'ai trouvé dans une petite géode mesurant 1 cm. sur 0,5 cm., il est formé de petites masses radiées résultant de l'accolement lâche de fibres très allongées qui atteignent 1 mm. de longueur et quelques centièmes de mm. d'épaisseur.
- Propriétés physiques.
- Flexibles.
- Couleur blanc de neige, poussière incolore, translucide, en fibres isolées.
- Extinction droite, allongement positif, très faible pléochroïsme.
- Indice de réfraction :
ng= 1,743 ; np= 1,644 minéral de la Garonne.
ng = 1,742 ; np= 1, 644 dundasite de Dundas-Tasmanie.
- Densité : prise par la méthode d'immersion dans l'iodure de méthylène : 3,31.
- Propriétés chimiques.
Analyse qualitative : PbO, Al2O3, CO2, H2O, traces de SiO2, difficilement soluble à froid. Facilement à chaud, avec un très faible dégagement gazeux.
Dans le tube fermé, donne de l'eau avec une réaction acide.
Peu fusible, les fibres se tordent sous l'action de la chaleur. Je n'ai pu effectuer d'analyse quantitative disposant de trop peu de matière.
- Rayons X.
Comparaison entre les spectres de poudre de la dundasite du Cap Garonne et de Tasmanie qui montre l'identité des échantillons.
TABLEAU 6
|
DÉPOUILLEMENT DES DIAGRAMMES DE POUDRE.
(Rayonnement filtré Cu Ka.)
|
|
|
DUNDASITE
CAP GARONNE
|
DUNDASITE
TASMANIE
|
DUNDASITE
CAP GARONNE
|
DUNDASITE
TASMANIE
|
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
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I
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7,79
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FF
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7,79
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FF
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2,63
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>m
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2,63
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>m
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6,00
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ff
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-
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2,37
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ff
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.
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4,57
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>m
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4,57
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>m
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2,27
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ff
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.
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.
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3,56
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F
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3,57
|
F
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2,07
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ff
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.
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.
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3,21
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f
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3,26
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ff
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2,03
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ff
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.
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.
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3,04
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f
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3,20
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f
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1,75
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f
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.
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.
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3,00
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f
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3,06
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f
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1,73
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f
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2,94
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f
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-
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1,69
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f
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2,78
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ff
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-
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- Gisements et associations.
Le minéral fut trouvé en place au point A dans la zone à cérusite représentée sur la fig. 1, pl. IX. Il est postérieur à la cérusite.

- Gisements et associations.
Automorphe. Le plus souvent il forme dans les galeries des masses stalactiformes, il est contemporain de la chalcantite avec laquelle il se trouve parfois associé.
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