 |
|
| |
- LEUCOCHALCITE, ESPÈCE DISCRÉDITÉE, VARIÉTÉ MORPHOLOGIQUE D'OLIVÉNITE
photo : planche VI
Cette espèce fut découverte à la Mine Wilhelmine, Somerthal , Spessart (Schollkrippen, Bavière)(12). Elle fut ensuite retrouvée par LACROIX à Mindouli (Congo français) (République du Congo, capitale Brazzaville)(13).
Ayant trouvé dans la mine du Cap Garonne des échantillons très comparables aux spécimens types de leucochalcite, je fus amené à une étude détaillée de ce minéral, qui prouve l'identité complète existant entre l'olivénite et la leucochalcite.
- Faciès : orthorhombique.
Mine Wilhelmine : le minéral se présente en rosettes de fines aiguilles intimement mélangées avec du mica blanc.
Cap Garonne : se trouve dans les fissures du poudingue cuprifère en feutrages de cristaux aciculaires, flexibles. Parfois recouverts de limonite. La coloration varie entre le blanc et le gris, avec des reflets verdâtres.
Ce faciès est identique à certaines olivénites de Cornouailles.
- Propriétés physiques.
Eclat soyeux, plus ou moins vif.
Optique. Biaxe positif, extinction droite, signe d'allongement positif, forte dispersion.
Les indices de réfraction sont les suivants : olivénite : varient entre ces limites (LARSEN) (6).
np = 1,742 à 1,772
nm = 1,788 à 1,810
ng = 1,829 à 1,863.
Leucochalcite : Spessart.
np = 1,78 et 1,79
nm = 1,80 à 1,807
ng = 1,84.
Cap Garonne :
np = 1,77
nm = 1,80
ng = 1,84.
Si l'on excepte une unité de la seconde décimale de npde la leucochalcite de Spessart, on s'aperçoit d'une complète identité entre les mesures optiques.
Densité : supérieure à 3,33. La leucochalcite du Cap Garonne prise en fibres isolées montre une densité comparable à celle de l'olivénite du même gisement en opérant avec la liqueur de Clérici diluée.
- Propriétés chimiques.
Le peu de matière à ma disposition ne m'a permis d'effectuer que des analyses qualitatives :
leucochalcite Spessart : CuO, As2O5, H2O, CaO, P2O5
leucochalcite Cap Garonne : CuO, As2O5, H2O, ZnO.
Une analyse qui a servi à définir l'espèce fut effectuée par SANDBERGER sur le produit de Spessart.
|
As2O5 |
37,89 |
|
P2O5 |
1,60 |
|
CuO |
47,10 |
|
CaO |
1,56 |
|
MgO |
2,28 |
|
perte au feu |
9,57 |
|
total |
100,00 |
Si l'on excepte la difficulté d'arriver à 100,00 en effectuant une perte au feu, on peut cependant remarquer que cette dernière méthode ne donne aucune certitude quant à la proportion de l'eau contenue dans le minéral, ce qui est pourtant, dans le cas présent, la donnée la plus importante pour la définition de l'espèce.

- Rayons X.
Comparaison entre les spectres de poudre de la leucochalcite de Spessart, de celle de la Garonne et de l'olivénite de ce même gisement (tableau II).
TABLEAU 2
|
DÉPOUILLEMENT DES DIAGRAMMES DE POUDRE.
(Rayonnement filtré Cu Ka.)
|
|
|
OLIVÉNITE
CAP GARONNE
|
LEUCOCHALCITE
SPESSART
|
LEUCOCHALCITE
CAP GARONNE
|
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
|
5,97
|
m
|
5,95
|
>m
|
5,93
|
>m
|
|
4,84
|
F
|
4,85
|
F
|
4,83
|
F
|
|
4,20
|
>m
|
4,19
|
>m
|
4,17
|
>m
|
|
3,80
|
f
|
3,81
|
f
|
3,79
|
f
|
|
2,97
|
FF
|
2,97
|
FF
|
2,97
|
FF
|
|
2,70
|
ff
|
2,71
|
ff
|
2,70
|
fff
|
|
2,66
|
f
|
2,65
|
f
|
2,64
|
f
|
|
2,61
|
ff
|
2,60
|
f
|
2,60
|
f
|
|
2,46
|
F
|
2,46
|
>m
|
2,46
|
F
|
|
2,40
|
F
|
2,39
|
F
|
2,39
|
F
|
|
2,34
|
f
|
2,34
|
ff
|
2,34
|
ff
|
|
2,12
|
ff
|
2,14
|
ff
|
-
|
.
|
|
-
|
.
|
2,07
|
f
|
-
|
.
|
|
1,97
|
ff
|
1,96
|
f
|
-
|
.
|
|
-
|
.
|
-
|
.
|
1,96
|
f
|
|
1,88
|
f
|
1,88
|
m<
|
1,88
|
f
|
|
-
|
.
|
1,74
|
ff
|
-
|
.
|
|
1,68
|
ff
|
1,68
|
ff
|
1,68
|
ff
|
|
1,65
|
f
|
1,65
|
f
|
1,64
|
f
|
|
1,62
|
f
|
1,62
|
>m
|
1,62
|
>m
|
|
1,60
|
m
|
1,60
|
>m
|
1,60
|
>m
|
|
1,57
|
>m
|
-
|
.
|
1,57
|
>m
|
|
La comparaison entre ces spectres permet de rattacher la leucochalcite à l'olivénite et donc de supprimer cette espèce.


2CO3Cu, Cu (OH)2.
Signalée par DOUBLIER et PANESCORDE au flanc de la Colle-Noire. Ce fut, avec la malachite, le premier indice de ce gîte cuprifère. Elle a formé ensuite une des principales sources du métal retiré du gisement.
- Faciès : monoclinique.
Je distinguerai trois types macrocristallins d'azurite :
a) très fréquemment, cristaux aplatis sur p (001), le rapport « épaisseur-longueur » étant de 1/100 environ ; ils présentent les faces p et h1 (100), la face p est striée. Les cristaux sont généralement groupés en rosettes qui peuvent atteindre 3 cm. de diamètre, parfois, ils forment des masses nodulaires aux faces peu distinctes.
b) plus rarement cristaux allongés suivant l'axe b, certains atteignent 1,5 cm. de longueur, mais sont très imparfaits et présentent de nombreuses figures d'accroissement ; les faces p, h1et m (110) ont pu être mises en évidence.
c) exceptionnellement, des cristaux isodiamétraux petits, de 1 à 1/2 mm. avec les faces p et m réfléchissantes.
Sous formes microcristallines, l'azurite se trouve dans des zones d'argile micacée, en couches dont l'épaisseur varie de quelques mm. à 15 cm., avec une teneur moyenne de 10% de cuivre métal. Ces lits argileux forment un excellent minerai.
L'on trouve enfin dans ces bandes argileuses, des agrégats radiés d'azurite que leur dimension place entre les termes macro- et microcristallin.

Propriétés physiques.
Clivage parfait mais interrompu suivant e1/2 (021), cassure conchoïdale - fragile.
Dureté : 3,5.
Coloration : bleu de Prusse, bleu Russe (496, 566).
Poussière bleu pâle, bleu nigelle (485, 484).
Éclat adamantin à terne dans les variétés terreuses.
Indices de réfraction : pris sur des cristaux du type II :
ng = 1,73 ; np= 1,84.
Densité : 3,81 pour les variétés cristallines ; 3,76 pour les microcristallines.
Propriétés chimiques.
Analyse quantitative : CO2, CuO, H2O.
Pseudomorphoses.
Seuls les cristaux du type I sont fréquemment transformés en malachite et beaucoup plus rarement en brochantite.
Gisements et associations.
Se trouve abondamment dans toute la mine ainsi que dans les recherches effectuées sur l'étendue de la concession. Les meilleurs cristaux des types II et III se trouvent au point A (fig. 2, pl. XII) sur le flanc de la colline de la Gavaresse où a eu lieu la principale recherche avec début d'exploitation.
Les couches d'argile cuprifère sont surtout situées dans la zone ouest de la mine, de part et d'autre de la grande faille. L'azurite est associée à de nombreux minéraux.
Elle est postérieure à la barytine, beudantite, adamite cuprifère, conichalcite, mansfieldite et variété, mimétite, duftite, olivénite, pharmacosidérite, tyrolite et zeunérite, et antérieure à brochantite, calcite, malachite.

On la rencontre parfois englobée dans des galets de quartz ou en masses formées de grandes lames, de couleur variable, résultant de la destruction et du remaniement de dépôt primaire ; sa densité est de 4,38.
Mais le plus souvent nous avons affaire à la barytine d'origine secondaire, cristallisée en lames de 10 sur 1 mm., avec les faces p (001), m (110), h1(100), h3(210). Lorsqu'elle présente ce faciès, la barytine est rarement associée à d'autres minéraux ; par contre, des formes primitives p et m également répandues sont accompagnées par un grand nombre d'espèces.
Cette barytine secondaire, incolore à brunâtre, a une densité de 4,44. Elle contient souvent des traces de fer.
- Gisements et associations.
On trouve la barytine secondaire répandue dans toute la mine et sur les recherches de la Gavaresse. Elle coexiste sans que l'on puisse donner un ordre rigoureux d'apparition avec la beudantite, mimétite et pharmacosidérite. Elle est antérieure à la mimétite de seconde génération, l'azurite, arséniate hydraté de plomb et cuivre, calcite, cérusite, variéré cuprifère de mimétite, chalcophyllite, adamite cuprifère, duftite, gypse, lettsomite, mansfieldite et variété, scorodite aluminifère, mottramite, olivénite, pharmacosidérite, malachite et tyrolite.

SO4 AsO4 (OH)6 Fe3Pb.
Ce minéral n'était pas signalé dans le gisement bien qu'il y soit relativement répandu. M. CHERVET en ramena les premiers échantillons en 1947 et je devais le retrouver en place l'année suivante. Malheureusement, les cristaux sont toujours de petite taille, associés à de nombreux autres minéraux, ce qui rend leur étude très délicate.
- Faciès : rhomboédrique.
On peut distinguer 3 types dans le gîte :
- rhomboèdres pseudocubiques pouvant atteindre 0,7 mm. d'arête, présentant les faces a1 (00-01). Ce faciès est relativement rare au Cap Garonne ;
- rhomboèdres aigus dont certains mesurent 1/3 de mm. avec prédominance de la face e1(0-21) et comportant parfois la face a1 (00-01). C'est la forme la plus commune ;
- croûtes mamelonnées sur lesquelles on découvre, à un fort grossissement, une multitude de petits pointements ; elles sont en effet constituées de fins cristaux d'une longueur maximum de 3 mm. Très fréquentes dans le gisement, ces croûtes forment des paramorphoses sur les cristaux de barytine, mimétite et pharmacosidérite.
- Propriétés physiques.
- Clivage facile suivant a1.
- Dureté: 4 pour les cristaux du type I.
- Coloration et éclat :
la grande variété de couleur rend difficile la reconnaissance du minéral sur le terrain.
Les cristaux du type I varient entre le rouge carmin foncé et le brun, jusqu'au noir (81, 86, 82, 72, 708, 681, 677).
Ceux du type II, entre le jaune brun et le brun foncé avec souvent des teintes verdâtres (174, 134, 162, 146, 102, 216, 221, 224, 697, 702, 296, 297), et ceux du type III, entre le vert et le bleu lavande (276, 590, 589, 302, 358, 356).
Opaques à translucides, état résineux, la poussière présente les mêmes variétés de teinte dans un registre inférieur.
- Propriétés optiques :
Cette espèce présente des anomalies optiques très fortes, l'indice de réfraction est : n = 1,97.
Fortement pléochroïque.
- Densité: cristaux du type II. Prise de 223 mgs = 4,3.
- Propriétés chimiques.
- Analyse qualitative : cristaux des types I et II : PbO-Fe2O3-As2O5-H2O- traces de P2O5.
Le minéral est soluble dans HCl chaud.
- Analyse quantitative : un seul échantillon formé de cristaux du type II fournit un matériel d'une pureté suffisante pour l'analyse. Prise de 232 mgs dont 150 mgs servirent pour l'analyse Fe-As-Pb et le reste pour celle de SO3, l'eau étant dosée par différence.
J'ai employé la méthode décrite par HARTLEY (15) avec seulement quelques modifications de détail.
Dissoudre la première partie dans HCl au BM., ajouter ensuite SO4H2, porter à fumées blanches, peser le PbO en SO4Pb, précipiter ensuite l'arsenic en As2S3, puis le fer par l'ammoniaque. Après dissolution de la seconde partie en HCl, transformer les chlorures en nitrates en effectuant des évaporations répétées avec NO3H, ajouter (NO3)2 Pb en quantité suffisante, aller presque à sec, étendre avec eau et alcool, filtrer et peser en sulfate de plomb.
- Résultats.
- I° Analyse beudantite Cap Garonne.
- II° Analyse de la beudantite du Laurium par PISANI.
|
|
I |
II |
|
PbO |
25,8 |
30,65 |
|
Fe2O3 |
40,3 |
33,09 |
|
As2O5 |
14,5 |
13,36 |
|
SO2 |
6,9 |
12,30 |
|
Al2O3 |
-
|
2,63 |
|
H2O |
(12,5) |
7,95 |
|
|
|
|
|
|
100,0 |
99,97 |
La faible quantité de SO3 trouvée me fit recommencer une analyse qui, sur 71 mgs de prise, me donna 6,3 %.

- Rayons X.
Comparaison des spectres de poudre des échantillons suivants :
- Beudantite cristallisée, type I, Cap Garonne.
- Beudantite cristallisée, Horhausen Nassau.
- Beudantite cristallisée, Vaulry (Haute-Vienne),
- Beudantite aciculaire rouge, Cap Garonne.
TABLEAU 3
|
DÉPOUILLEMENT DES DIAGRAMMES DE POUDRE.
(Rayonnement filtré Cu Ka.)
|
|
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
d (Å)
|
I
|
|
5,89
|
F
|
5,89
|
F
|
5,89
|
F
|
5,89
|
F
|
|
3,63
|
m
|
3,63
|
m
|
3,63
|
>m
|
3,63
|
m<
|
|
3,52
|
ff
|
3,46
|
ff
|
3,46
|
ff
|
3,31
|
ff
|
|
3,06
|
FF
|
3,05
|
FF
|
3,04
|
FF
|
3,04
|
FF
|
|
2,96
|
ff
|
2,95
|
m
|
2,95
|
m
|
2,97
|
m
|
|
-
|
.
|
2,79
|
m
|
2,79
|
m
|
2,93
|
f
|
|
-
|
.
|
-
|
.
|
-
|
.
|
2,80
|
f
|
|
-
|
.
|
-
|
.
|
-
|
.
|
2,73
|
f
|
|
2,67
|
ff
|
-
|
.
|
-
|
.
|
-
|
.
|
|
2,53
|
m<
|
2,52
|
m<
|
2,51
|
m
|
2,51
|
f
|
|
-
|
.
|
2,35
|
ff
|
2,35
|
m<
|
-
|
.
|
|
2,26
|
m
|
2,29
|
ff
|
2,28
|
m<=
|
2,26
|
f
|
|
-
|
.
|
2,25
|
F
|
2,23
|
>m
|
2,21
|
ff
|
|
1,97
|
m
|
1,96
|
m
|
1,95
|
m
|
1,97
|
ff
|
|
-
|
.
|
-
|
.
|
-
|
.
|
1,95
|
ff
|
|
-
|
.
|
-
|
.
|
-
|
.
|
1,92
|
ff
|
|
-
|
.
|
-
|
.
|
-
|
.
|
1,88
|
ff
|
|
1,82
|
m
|
1,82
|
>=m
|
1,81
|
m
|
1,81
|
ff
|
|
.
|
.
|
1,74
|
m<=
|
1,74
|
m
|
.
|
.
|
|
.
|
.
|
1,68
|
ff
|
1,68
|
m
|
.
|
.
|
|
.
|
.
|
1,66
|
m<
|
1,66
|
m
|
.
|
.
|
|
- Gisements et associations.
Aux points A et F, on trouve sur le poudingue à ciment de cérusite le type I de beudantite, accompagné d'autres minéraux plombifères, tels que l'anglésite, la carminite, la cérusite ; par contre, les types II et III peuvent aussi se rencontrer sur le poudingue cuprifère.
L'ordre d'apparition des divers minéraux secondaires sur ces échantillons est difficile à déterminer, car on peut trouver 14 minéraux différents sur un même spécimen ; de plus le type II de la beudantite ressemble souvent à la duftite ou à l'adamite cuprifère.
La beudantite semble contemporaine à la mimétite, barytine, pharmacosidérite, mansfieldite et antérieure à l'azurite, anglésite, arséniate de cuivre et de plomb hydraté, carminite, chalcophyllite, cérusite, adamite cuprifère, coniclialcite, gypse, lampadite et tyrolite.
C'est le second gisement de cette espèce en France.
- Conclusion.
Les spectres de rayons X sont presque identiques. Les fortes différences de composition chimique peuvent s'expliquer par l'analyse d'une prise d'essai impure.

- Faciès : orthorhombique.
Il forme des croûtes cristallines avec pointements nets, rarement propres à des mesures. LACROIX a déterminé les faces m (110) g1 (010) a1 (201). Ces cristaux atteignent au plus 2 mm.
Il se trouve aussi en groupements étoilés résultant de la pseudomorphose de l'azurite dont on retrouve des résidus au centre des rosettes. Sous cette forme il est impossible de le distinguer de la malachite sans un essai qualitatif.
- Propriétés physiques.
- Clivage parfait suivant g1.
- Dureté : 4, peu fragile.
- Coloration et éclat : vert malachite (391, 405, 411).
Poussière : vert émeraude (410).
Translucide à transparent, éclat adamantin ou brillant.
- Propriétés optiques :
Indice de réfraction : np= 1 ,730 ; nm = 1,771 ; ng = 1,80.
- Densité : 3,90 sur 71 mgs du produit.
- Propriétés chimiques.
Analyse qualitative :
CuO, SO3, H2O, As2O5, CaO.
Analyse quantitative : sur 70 mgs du produit pseudomorphose de l'azurite.
Dosage du cuivre et du sulfate :
I° : Analyse personnelle.
II° : Formule théorique.
|
|
I |
II |
|
CuO |
68,9 |
70,49 |
|
SO3 |
17,8 |
17,62 |
|
(H2O) |
(13,3) |
11,89 |
|
|
|
|
|
|
100,0 |
100,0 |
- Gisements et associations.
Fut trouvée au moment de la pleine activité de la mine ; actuellement très rare sur les haldes.
Minéral récent, postérieur à l'azurite, malachite, olivénite et antérieur à la lettsomite.

- CHALCANTITE
SO4Cu, 7H2O.
Non signalée dans le gîte ; minéral de formation récente. Il se trouve en petites croûtes cristallines, avec parfois quelques faces bien formées mais trop petites pour donner lieu à des mesures convenables. Ces croûtes peuvent être hérissées de petites stalactites qui ne dépassent guère 2 cm. de longueur et sont particulièrement fragiles.
Généralement la surface de ces formations se déshydrate et prend une coloration verdâtre.
- Propriétés physiques.
- Cassure friable, très fragile.
- Dureté : 2,5.
- Couleur bleu d'azur à bleu de Prusse (425, 458, 468). Poussière incolore, transparent à translucide, souvent opacifié par déshydratation.
- Indices de réfraction : nm = 1,536.
- Densité : 2,14.
- Propriétés chimiques.
Analyse qualitative : SO3, CuO, H2O, traces de CaO, A12O3.
Analyse quantitative : Après dissolution, doser le cuivre par électrolyse, le SO3 en sulfate de baryum et l'eau par la méthode de Penfield.
I° : Minéral de la Garonne.
II° : Formule type.
|
|
I |
II |
|
CuO |
32,1 |
31,8 |
|
SO3 |
32,3 |
32,1 |
|
CaO |
0,4 |
-
|
|
Al2O3 |
traces |
-
|
|
H2O |
35,6 |
36,1 |
|
|
|
|
|
|
100,4 |
100,0 |
- Gisements et associations.
Minéral de formation récente, se trouve uniquement au point D sur quelques piliers riches en minéraux sulfurés.

- CALCITE
CO3Ca.
Non signalée dans la zone minéralisée où on la trouve cependant avec malachite et azurite au point F, en cristaux de formation récente. Les deux seuls échantillons récoltés la montrent en croûtes à la surface des carbonates de cuivre, avec de nombreuses faces cristallines indéterminables, elle est translucide et ne contient pas de Mg.
Par contre, elle est très fréquente dans le grès permien sous-jacent, en cristaux atteignant 1 cm. et en croûtes cristallines. J'ai pu noter les faces b1 (110) et e2(112) ; elle est blanchâtre, opaque, avec une poussière incolore. Sa densité est de : 2,73.

|
|
|
|