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PARLONS MINÉRALOGIE
Tout d'abord, QU'EST-CE QU'UN MINÉRAL ?
Un minéral est un solide naturel homogène possédant une composition chimique définie et une structure atomique ordonnée.
Cependant, on admet également comme minéraux des composés amorphes, c'est-à-dire sans structure atomique ordonnée, tels que l'Opale, le Silex, etc.
D'autres minéraux sont liquides, comme l'eau et la glace, qui sont des minéraux de la classe des Oxydes, ou le Mercure, liquide à la température ambiante et qui cristallise à la température de – 39°C. C'est une exception du monde minéral.
D'autres composés sont formés dans des conditions physicochimiques naturelles et dénommés minéraux de néoformation, telle la Chalcanthite qui se forme actuellement dans les galeries de la mine de Cap Garonne.
Des minéraux curieux se rencontrent également dans la nature, tels :
Au 31 août 1994, la minéralogie mondiale avait reconnu 3600 espèces. Les minéraux sont répertoriés dans un petit opuscule, le FLEISCHER-MANDARINO (Glossary of mineral species 1995 - The Mineralogical Record Inc. Tucson – U.S.A.), ouvrage constamment mis à jour, depuis la 1ère édition de 1971. En 1990, un registre semblable avait été édité en Allemagne, avec une numérotation intelligente. Il faut savoir que sur l'ensemble des minéraux recensés, 300 sont très communs, le reste est partagé en espèces rares, très rares et rarissimes, et parfois connues par un seul échantillon.
Nota : Au début de 2004, la minéralogie mondiale avait reconnu 4000 espèces, soit 400 espèces de plus en 10 ans.
Chaque année, sont découvertes une cinquantaine d'espèces. C'est la Commission des Nouveaux Minéraux et des Noms de Minéraux, de l'Association Minéralogique Internationale, qui décide de l'acceptation d'un nouveau minéral ou radie des anciens minéraux, qui sont en fait des variétés d'espèces déjà décrites. Nous citerons ici quelques espèces nouvelles décrites dans le gîte de Cap Garonne, qui est de plus la localité-type de ces minéraux :
- la Perroudite, Sulfohalogénure d'Argent et de Mercure de formule Hg5Ag4S4 (Cl,Br,I)4 décrite en 1987 par MM. SARP et PERROUD.
- la Camerolaïte, Sulfate-Carbonate d'Antimoine, Cuivre, et Alumine de formule Cu4Al2 (HSbO4,SO4) (OH)10(Co3)2H2O, décrite en 1988 par MM. SARP et PERROUD.
- la Cap Garonnite, Sulfohalogénure d'Argent et de Mercure, de formule HgS.Ag(Cl,Br,I) est dicrite en 1990 par MM. SARP, MASON et MUNNE.
- en 1991, MM. SARP et CHIAPPERO décrivent la Deloryite, Urano-Molybdate hydraté de Cuivre, de formule : Cu4(UO2)(MoO4)2 (OH)6.
- la même année, M. SARP décrit également la Guarinoïte, Chlorosulfate de Zinc, Cobalt et Nickel, de formule : (Zn,Co,Ni)6SO4(OH,Cl)10.5H2O,
- mais encore la Thérèsmagnanite, Chlorosulfate hydraté de Cobalt, Zinc et Nickel, de formule : (Co,Zn,Ni)6(SO4)(OH,CI)10.8H2O.
- Nous signalerons enfin, la Zdenekite, Chloroarséniate de Plomb et de Cuivre, de formule NaPbCu5(AsO4)4Cl.5H2O, dernier minéral décrit par M. SARP en 1993.
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